Toute structure médico-sociale ou sanitaire, publique ou privée, doit figurer dans le répertoire FINESS pour exercer là aussi. Pourtant, la correspondance entre les identifiants FINESS et ceux utilisés dans d’autres jeux de données publics n’est jamais totalement harmonisée. Cette hétérogénéité freine la croisée d’informations pourtant majeures, comme la performance énergétique ou l’accessibilité des bâtiments.
Des initiatives récentes cherchent à combler ces écarts en publiant des référentiels communs et en alignant les systèmes d’identification. Ces efforts facilitent l’exploitation des données ouvertes pour cartographier, comparer et piloter la transformation des patrimoines immobiliers dans une perspective écologique et transparente.
Finess. gouv et open data : pourquoi l’accès aux données publiques sur les bâtiments est essentiel pour la transition écologique
Le répertoire FINESS, orchestré par le ministère des Solidarités et de la Santé, recense l’ensemble des établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux implantés en France et dans les territoires d’outre-mer depuis la fin des années 1970. Ce registre attribue à chaque structure un numéro FINESS, un identifiant à neuf chiffres qui devient vite la clé pour évoluer dans l’administration et mener à bien démarches et facturations, notamment vis-à-vis de l’Assurance Maladie.
L’ouverture de données transforme la gestion immobilière des services publics. Aujourd’hui, il est devenu possible de localiser et d’analyser chaque hôpital, maison de retraite ou pharmacie au niveau communal comme régional. Ce socle commun permet de rapprocher FINESS et d’autres bases publiques afin de croiser des éléments décisifs : diagnostics techniques, consommations énergétiques, niveau d’accessibilité… La transparence devient moteur de la rénovation écologique, pousse les décideurs à planifier les travaux, à affecter les budgets de façon bien mieux éclairée.
Les données FINESS révèlent quantité d’informations utiles sur les usages, la taille, ou les équipements des bâtiments. Pour mieux comprendre les possibilités offertes par le croisement des jeux de données, voici les grands types d’identifiants qui peuvent entrer en synergie :
- Le numéro SIRET, utilisé pour chaque implantation gérée par une entreprise,
- Le numéro SIREN, associé à la structure juridique responsable,
- Certains référentiels géographiques, utiles pour situer l’entité à l’échelle locale ou régionale.
Ce maillage permet de multiplier les usages : statistiques sanitaires, stratégies patrimoniales, ou démarches de transformation écologique. La rénovation du bâti public, la planification énergétique ou encore les politiques d’investissements trouvent dans cette circulation de l’information un solide point d’appui, mis à jour en continu.
Comment croiser efficacement la base FINESS avec d’autres jeux de données publiques pour mieux comprendre et valoriser le patrimoine bâti
Utiliser le répertoire FINESS à son plein potentiel suppose de le relier de façon intelligente aux autres référentiels publics. Les numéros SIRET et SIREN, émis par l’INSEE, posent les bases de l’identification des entreprises tandis que le numéro FINESS cible précisément les établissements de soins, laboratoires ou structures spécialisées. La difficulté consiste à assembler ces identifiants de façon fiable pour obtenir une cartographie claire et exploitable du patrimoine bâti sanitaire ou médico-social.
Le croisement passe par des clés partagées. Ainsi, FINESS et SIRENE se retrouvent via le SIREN pour la structure juridique ; le SIRET permet quant à lui de distinguer localisation et implantation. Cette trame relationnelle raccorde FINESS à des bases INSEE (typologie des bâtiments, localisation, effectifs) ou DREES (statistiques sur les établissements et services). Si un établissement propose plusieurs activités ou s’étend sur plusieurs sites, il pourra disposer de plusieurs numéros FINESS : la donnée se complexifie, le panorama s’élargit.
Les professionnels de santé libéraux, quant à eux, n’entrent pas dans le périmètre du FINESS mais mobilisent un numéro RPPS ou ADELI. Pour les opérateurs chargés de la gestion immobilière, croiser l’accessibilité, la performance énergétique ou les équipements techniques des bâtiments représente un levier immédiat pour améliorer l’offre. Voici concrètement ce que l’exploitation conjointe de ces données rend possible :
- Analyser l’état du bâti selon les secteurs d’activité,
- Planifier les travaux de rénovation de façon plus cohérente,
- Sécuriser et optimiser la gestion technique des équipements de santé.
Tout l’enjeu réside dans la rigueur apportée aux correspondances : chaque identifiant a son périmètre, chaque base vient enrichir la lecture globale. Plus les référentiels s’accordent, plus le potentiel de valorisation du patrimoine public se révèle. Progressivement, les contours de la carte sanitaire française s’affinent, portés par la circulation libre et croisée des données publiques.


